Je profite de l'instant là où les chemins viennent se perdre.

Je profite de l'instant là où les chemins viennent se perdre.
Les partiels ayant commencé, je vais me faire rare sur le net pendant quelques temps.

Je manque la fête des lumières de Lyon, c'est dommage, j'aurais adoré en faire quelques photos. En revanche, s'il fait beau demain, je vous rapporterai de beaux paysages montagnards enneigés.

J'étais ivre de chez ivre, hier soir, et quelle belle soirée ce fut! Courir en bonne compagnie au creux des rues noires, sentir la pluie glacée couler dans ma nuque, chanter tout haut du Manowar, rire pour un rien, diable ce que cela fait du bien... Ce matin, vous vous doutez bien que je n'étais pas très fraîche, les cours de Site Web m'ont semblé être proférés en cambodgien. Mais ça en valait la chandelle.

Et puis, aujourd'hui... J'ai simplement envie d'écrire "=)" et la personne concernée comprendra. Qu'il est bon de sentir que le temps, la distance et les épreuves n'auront jamais raison de nous...

J'ai sans arrêt envie de parler Anglais ces temps ci. Dès que l'occasion se présente, je ne m'arrête plus. On m'a prêté un recueil de poèmes écrits par Lawrence, je les ai dévorés tout à l'heure et c'est un régal. Avant hier, je regardais les photos de mon séjour à Norvic et ma gorge se serrait douloureusement... Tout me manque, là bas, et en particulier les rencontres que j'y ai faites... Heureusement, je vais sans doute au Hellfest, cette année, je pourrai revoir Tatiana =)

Je ne m'attarde pas davantage, bon week end à vous !

P.S : J'ai envie de chocolat chaud avec de la cannelle.

# Posté le vendredi 04 décembre 2009 10:20

Modifié le vendredi 04 décembre 2009 10:45

You don't wanna hurt me, but see how deep the bullet lies. Unaware that I'm tearing you asunder.

You don't wanna hurt me, but see how deep the bullet lies. Unaware that I'm tearing you asunder.
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Ma faveur a été entendue. Et à mon humble avis, rien n'est arrivé par hasard : on ne prie jamais tout à fait dans le vide. Maintenant reste à savoir si le présent ne va pas empirer. L'Univers semble prendre un malin plaisir à jouer avec moi. Avec nous.

Bon et à part tes élucubrations brouillardeuses, qu'as-tu à nous raconter de beau ma chère Julie ?

Hm, oui !

~ Pour commencer, j'ai entamé un nouveau livre : La vie d'une autre, par Deghelt. L'histoire d'une femme qui, complètement ivre lors d'une soirée, finit dans le lit d'un charmant inconnu. Elle se réveille douze ans plus tard, mariée à cet homme, mère de trois enfants, et totalement amnésique, ne gardant pour dernier souvenir que ce coup d'un soir. Je vous le conseille vivement si vous n'avez la tête à lire ni de gros pavés ni des ouvrages complexes, c'est à la portée de tous et vraiment sympathique.

~ Je poursuis mon traitement au lithium, le medecin a augmenté les doses et mon état est relativement stable. Mais comme le dit si bien un ami cher : le lithium t'aide à ne pas craquer, mais il ne règle pas tes problèmes.

~ Il a neigé, hier matin... De gros flocons, qui paradoxalement me réchauffaient toute entière =) Vivement l'hiver...

~ Et les concerts reprennent ! Lonewolf dans cette chère salle Eve d'ici quelques jours, un concert de trash au Dock, puis Strato en Janvier, Hypocrisy en Février et le Pagan Fest en Mars. Si vous saviez combien la musique m'aide à tenir le coup. Comme elle l'a toujours fait...

~ Je fête mes 20 ans en "petit" comité, chez moi, samedi 19 Décembre. Une improvisation de dernière minute.

J'ai fini avec les nouvelles ! Bientôt je songerai à faire un article qui ressemblera à quelque chose... ^^ Bon eh bien sur ce, un thé brûlant à mes côtés, et un sourire indécis aux coins des lèvres, je file continuer ma lecture !

Photographie : De la fumée d'encens, par mes soins.
Et même que faire la mise au point sur de la fumée, c'est suicidaire !
Fond sonore : Don't fear the reaper ~ Ed Alleyne Johnson

# Posté le mardi 01 décembre 2009 13:51

Modifié le mardi 01 décembre 2009 15:53

Maybe we're victims of fate. Both of us sentenced to time, and now we're all alone.

Maybe we're victims of fate. Both of us sentenced to time, and now we're all alone.
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Protect me, de Placebo, en boucle depuis près d'une heure.
Je suis loin d'être une mordue de ce groupe ci,
mais qui mieux que ce texte, et qui mieux que ces mots,
exprime aussi précisément mes plus intimes tourments ?

" Protect me from what I want... "

Accordez-moi cette faveur, ce tout petit rien. Laissez moi savourer l'essence même de l'acier, qui du vert a brutalement été séparé. Oui, laissez-moi m'enivrer des souvenirs ravivés, de leur sang répandu, permettez à l'enfant de s'y abandonner. Vertige d'une ultime fois. Pour qu'enfin je m'en retourne sereine, ramasser nos éclats, gorgée de cet adieu. L'âme apaisée, l'esprit en sang.
A tout jamais bancale...

Pardonnez-moi de parler en sous-entendus. Il n'y a que cela que je puisse faire.

Photographie : Moi par Jean Panzuti.

# Posté le lundi 30 novembre 2009 12:52

Modifié le lundi 30 novembre 2009 14:27

Le coup de coeur de la semaine

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Je vous conseille particulièrement l'album Ultra Violet.
J'ignore si la personne qui m'a fait connaître cet artiste
vient encore perdre un peu de son temps ici,
Mais je voudrais lui dire merci.

# Posté le dimanche 29 novembre 2009 16:02

Déchiffre mon absence, accorde moi l'oubli.

Déchiffre mon absence, accorde moi l'oubli.
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Dupe tes jours, balaie le doute par la langueur, jamais le vide en toi ne se refermera... Voici ce que scandait mon ombre, qui sur le mur se répandait, voilà ce que chuchotait mon reflet au hasard d'une flaque lisse comme l'acier. Leurs deux voix me hantaient dans les replis soyeux une matinée d'hiver, douce comme le velours, tandis que je marchais. J'ai fermé les paupières, je n'ai pas écouté. Ils ont tord, me disais-je, le mal s'en est allé, c'était une dépendance beaucoup trop douloureuse dont je me serais volontiers passée. Certes, la plaie palpite, c'est malheureux de n'être rien qu'un simple bout d'humain, on ressent trop, on n'oublie rien. J'ai poursuivi ma route en frictionnant mes doigts, plus les souvenirs m'enserraient et plus je hâtais le pas. Leurrer le manque, me répétais-je, chasser cette mémoire qui se vide de son sang. Du sang j'en ai partout, sur les mains, dans le coeur, oui surtout dans le coeur, c'est une blessure fâcheuse car il n'existe pas de pansement intérieur. L'air alentour sentait l'herbe coupée, la terre froide, le regret, et je marchais droit vers nulle part, la tête baissée. J'aimerais que mes ongles cessent de se cramponner à des espoirs trop vieux, murmurai-je soudain tout bas, ralentissant le pas. Fiche le camp, souvenir... Tu es arrivé de nulle part, comme tout droit sorti d'un poème de Bukowski. Et aussitôt j'ai su que même blottie au creux de tes bras, je ne pourrais combler l'abîme entre toi et moi. A présent c'est fini, le rideau rouge a chu, plus de peine, plus de haine, j'apprends à vivre bien. Je me suis arrêtée, un peu essoufflée. J'ai regardé le mur, j'ai regardé la flaque, j'ai refermé les yeux. Tout ceci, c'est parfait, vraiment, pensais-je dans un sourire. Il ne me reste plus qu'à y croire, à présent.

Les passages en italique sont également de moi.
Photographie : Pleine lune à la croix de Chamrousse
Fond sonore : Doden Styr Livet ~ Armagedda

# Posté le vendredi 27 novembre 2009 15:32

Modifié le vendredi 27 novembre 2009 18:12