En 1992, une fillette de 12 ans montait à la tribune de l'ONU pour s'exprimer de façon poignante à propos de la situation écologique. 17 ans plus tard, le constat est plus que jamais alarmant. Mais pour sauver la Mère qui la porte, la société est-elle prête à un bouleversement radical ? La réponse est non. L'industrie et l'économie seraient sans dessus-dessous, les populations forcées de faire des efforts au quotidien, ce à quoi nul n'est malheureusement prêt. Alors nous fonçons droit dans un mur, en toute conscience, en plus de cela ! Pendant que les politiciens se perdent dans d'infinis débats stériles, quelques fortunés rendent leur maison indépendante énergiquement, d'autres trient consciencieusement leurs déchets, évitent de gâcher l'eau ou de laisser les lumières allumées. Mais quel est notre poids, à nous, petits citoyens ? Lorsque l'on voit , impuissants, ces milliers de litres d'eau qui arrosent des terrains de golf pour millionnaires construits en plein désert? Ces vitrines restées allumées inutilement la nuit? Ces déchets qui jonchent nos rues? Ces hautes cheminées qui vomissent leurs vapeurs?
La seule chose qui me permet de garder une pointe d'espoir est la citation suivante, écrite par mon grand-père adoptif : " Six milliards de petits regardants peuvent devenir acteurs puissants, six milliards de gens conscients ensemble changent le cours du temps. " Et si un jour, nous nous réveillions tous...
Quand j'avais 13 ans, on m'a demandé ce que je comptais faire plus tard. J'avais répondu "garder les chèvres toute seule dans la montagne". Au jour d'aujourd'hui, je descends chaque jour en plein centre ville pour étudier les métiers du livre, avec un manque d'enthousiasme un peu trop manifeste. Mon optique, elle, est restée la même : fuir pour mieux apprendre à vivre.
Fond sonore : Living after midnight ~ Judas Priest


