-J'ai fait un cauchemar affreux, cette nuit. Et quand je dis affreux, ça l'était vraiment. Peut-être devrais-je songer à le proposer à un scénariste de film d'horreur pour public averti et de préférence non cardiaque ? Toujours est-il que ces affreuses images m'ont réveillée en sursaut, haletante et trempée de sueur, aux environs de 6 heures ce matin. Première pensée de l'instant : comment l'esprit humain peut-il créer de telles horreurs...? Le comble : impossible de me rendormir, alors que pour une fois je commençais les cours relativement tard. VDM.
Mes derniers achats en date, outre un girlie Bathory ( première et sans doute dernière fois que j'en voyais un en magasin... ) sont une belle quantité de bouquins. J'en suis au rythme d'un livre par semaine environ. Dans mon esprit de lectrice, la fantasy et la science fiction côtoient l'historique, les réflexions philosophiques, les poèmes et les fables. Je n'ai aucune préférence, aucune exigence, tant que les mots quittent leur condition d'encre et de papier pour m'inviter à tournoyer en leur compagnie. Avec la musique et l'écriture, cela demeure mon plus grand refuge.
En ce moment, je lis "Jonathan Livingstone le goéland", par Richard Bach. Une petite histoire métaphorique qui à vue de nez ne paie pas de mine, mais qui m'arrache des larmes par poignées. Une ode à la liberté que l'on se doit d'exiger comme un droit... Et en parallèle, je dévore des poèmes de Bukowski. «Certains ne deviennent jamais fous... Leurs vies doivent être bien ennuyeuses.» Il dit vrai, ce cher monsieur.
Oh et devinez-quoi ! Jeudi prochain, Amélie Nothomb vient en conférence à Grenoble ! J'ai du mal à réaliser que je vais enfin la voir, elle qui m'a accompagnée toute mon adolescence durant. Une petite angoisse s'immisce cependant : celle de tomber sur un être rendu hautain par l'habitude du succès et qui signerait des dédicaces à la chaîne avec froideur. Tout un monument en moi s'écroulerait. Je crois que je vais... Non, je ne crois pas, je VAIS lui parler... Et même que je ne lui ferai pas dédicacer son dernier roman, mais bel et bien " Cosmétique de l'ennemi ", mon favori.
Fin de la parenthèse " La lecture et moi " Et ouverture d'une autre, qui ne se refermera pas :
Je crois que je suis sérieusement en train de perdre les pédales.