Je suis profondément énervée. Tout ça parce qu'un type qui a du me croiser deux fois dans sa vie s'est permis de me juger. Genre, LUI est une âme sombre, troublée et insaisissable qui a souffert et moi, pauvre mortelle, ne suis pas fichue de le comprendre, owi c'est la fatalité que voulez-vous. NON MAIS LAISSEZ MOI RIRE. On me répète qu'il ne faut pas que je me formalise, que je dois me préoccuper de ceux qui en valent réellement la peine. Mais désolée, c'est au-dessus de mes forces. Le petit jeu du je-suis-un-incompris-supérieur-au-reste-du-monde, je n'ai jamais pu le supporter. La course au plus dark, au plus tourmenté, au plus mystérieux de tous les temps, a le don de me laisser profondément perplexe... Eh bien soit, monsieur je-m'autoproclame-différent-et-troublant, deux choses l'une ! Ne viens plus me chercher des noises et prétendre avec légèreté que tu m'as cernée, car il y a des risques pour que tu ailles droit dans le mur. Garde l'idée que tu te fais de moi, non seulement je m'en contente très largement, mais en plus je m'applique à ne m'en faire aucune te concernant. Voilà qui est dit. Et ce que ça fait du bien.
Photographie : Les mécaniques poétiques d'Ezekiel
Fond sonore : Asatru ~ Varg